L’ACCÈS AUX SOINS EST UN DROIT
FONDAMENTAL POUR TOUS.

L’ACCÈS AUX SOINS : UNE ACCUMULATION D’OBSTACLES

L’accès aux soins inégal est fortement dépendant de l’endroit où l’on se trouve. Dans certains pays, et particulièrement dans les pays en développement, les obstacles s’accumulent pour les personnes qui doivent accéder aux soins : les difficultés à trouver certains médicaments, les ruptures de stock, l’absence d’infrastructures sanitaires ou de traitement, le manque de personnel médical qualifié et d’échanges d’informations, ou encore les longues distances à parcourir pour atteindre un centre de santé souvent aggravées par un contexte d’insécurité. Si on y ajoute le manque d’argent et le coût trop élevé des soins, il apparaît crucial d’apporter immédiatement des solutions concrètes et adaptées aux populations privées de soins médicaux.

L’ESPÉRANCE DE VIE DÉPEND DE L’ENDROIT OÙ VOUS ÊTES NÉ !

    • Espérance de vie à la naissance en 2013 (en années)
    • Monde
    • 71
    • Europe
    • 76
    • Afrique
    • 58
    • Luxembourg
    • 82
    • Moyenne du nombre de docteurs pour 10.000 habitants de 2007 à 2013
    • Monde
    • 13.9
    • Europe
    • 32.1
    • Afrique
    • 2.7
    • Luxembourg
    • 29
    • Mortalité des enfants de -5 ans pour 1.000 naissances en 2013
    • Monde
    • 45.6
    • Europe
    • 12.2
    • Afrique
    • 90.1
    • Luxembourg
    • 2
    • Mortalité maternelle pour 100.000 naissances en 2013
    • Monde
    • 210
    • Europe
    • 17
    • Afrique
    • 500
    • Luxembourg
    • 11
    • Mortalité néonatale pour 1.000 naissances en 2013
    • Monde
    • 20
    • Europe
    • 6.1
    • Afrique
    • 30.5
    • Luxembourg
    • 0.9

Près de 7 millions d’enfants de moins de cinq ans sont morts en 2011. L’expérience des pays à haut revenu montre que la quasi-totalité de ces décès peut être évitée. Mais comment y parvenir dans le monde entier ?

Dr Margaret Chan, Directrice générale de l’OMS (Rapport sur la santé dans le monde 2013, La recherche pour la couverture universelle).

DES SOLUTIONS EXISTENT!

Pour veiller à ce que tous aient accès aux soins de santé dont ils ont besoin, les solutions toutes faites, applicables en tous lieux et toutes circonstances, n’existent pas ; principalement parce que les obstacles responsables de l’inégal accès aux soins diffèrent d’un pays à l’autre, d’une région à l’autre, d’une communauté à l’autre. Mais des solutions adaptées, réalisables et efficaces existent bel et bien. Dans ce mini-site, nous n’avons pas l’intention d’être exhaustif, simplement de suggérer quelques solutions qui ont déjà fait leurs preuves et qui ont amélioré considérablement l’accès aux soins.

Photo © Spencer Platt / Getty Images

LES OBSTACLES

1/1

  • 42 km
    la distance d’un marathon
    OU
    celle parcourue par les femmes au Nigéria pour accéder à une assistance médicale

    Dans certains pays africains, plus de la moitié de la population vit à plus de 10 km d’un centre de soins. En 2015, 303.000 femmes sont décédées pendant ou après la grossesse ou l’accouchement. La distance-temps (trajet) est souvent inacceptable, notamment dû à la mauvaise qualité des routes et les risques que présentent le voyage, particulièrement en zone de conflit ou le chemin de l’hôpital expose le patient aux risques de violences extrêmes. De nombreux patients sont contraints d’interrompre leur traitement.
    Photo © Peter Casaer

    830
    C’est le nombre de femmes qui décèdent chaque jour par suite de complications survenues pendant ou après la grossesse ou l’accouchement.
  • 1$
    le prix d’un croissant au Luxembourg
    OU
    le budget journalier d’un ménage pauvre dans les pays en développement

    Le moindre problème de santé impose à des millions de personnes un choix cornélien : ne pas se soigner ou plonger dans la pauvreté. Les systèmes de paiement par le patient poussent les personnes extrêmement vulnérables à renoncer aux soins qui leur sont pourtant vitaux. Cercle vicieux, les patients qui s’endettent ou vendent leurs biens pour couvrir leurs soins deviennent incapables de payer tout traitement ultérieur. Le manque de moyens financiers contraint bon nombre de patients à ne rechercher des soins que lorsque leur santé s’est sérieusement détériorée, ce qui rend le traitement plus difficile et encore plus coûteux.
    Photo © Spencer Platt / Getty Images

    100 millions
    de personnes sombrent dans la pauvreté parce qu’elles doivent payer directement leurs soins de santé.
  • 60%
    le pourcentage de la population luxembourgeoise qui utilise les réseaux sociaux
    OU
    celui des personnes vivant avec le VIH/sida qui n’ont pas accès à un traitement antirétroviral

    Assurer un approvisionnement ininterrompu en médicaments et en matériel médical est essentiel. Des mauvaises prévisions, des commandes inadaptées, l’augmentation de la demande pour des médicaments spécifiques, un manque de capacité à stocker les médicaments dans les conditions requises, ou encore une impossibilité à livrer les médicaments en zones de guerre, entraînent l’indisponibilité de certains produits. Même lorsque les médicaments nécessaires sont disponibles dans les pays concernés, ils ne parviennent pas toujours jusque dans les cliniques périphériques, en raison de procédures fastidieuses, de défis logistiques ou de ressources insuffisantes.
    Photo © Robin Meldrum

    55%
    des médicaments génériques sont indisponibles dans les pays à revenu faible et intermédiaire.
  • 83%
    le pourcentage de luxembourgeois ayant effectué un voyage de loisirs au cours de l’année 2014
    OU
    celui des femmes qui accouchent sans assistance au Sud Soudan

    Les systèmes de santé ne peuvent fonctionner qu’avec du personnel qualifié. Or selon l’OMS, il manque plus de 7,2 millions de professionnels de la santé dans le monde. Cette pénurie a des conséquences désastreuses. Par exemple, 40 millions d’accouchements dans les pays en développement ne sont pas assistés par un personnel soignant qualifié ; pourtant , accoucher sans assistance est le premier facteur de risque de mortalité maternelle.
    Photo © Caroline Van Nespen

    1
    docteur pour 100.000 habitants à Madagascar. Cela reviendrait à n’avoir qu’un seul docteur pour toute la ville de Luxembourg.
  • 12.800
    le nombre d’élèves du secondaire au Luxembourg au cours de l’année scolaire 2013/2014
    OU
    le nombre de morts depuis 2014 dans le conflit armé qui ravage le Nigéria

    Dans les contextes de conflits, survivre et trouver les soins médicaux nécessaires est une angoisse permanente pour les blessés et les malades. Non seulement la demande en soins est fortement accrue, mais l’offre est réduite à cause d’infrastructures sanitaires détruites ou endommagées, du personnel de santé qui fuit les zones de combats et du matériel médical et des médicaments qui viennent à manquer.
    Photo © Yann Libessart

    60 millions
    de personnes dans le monde ont dû fuir une zone de conflits en 2014.
  • 550.000
    le nombre d’habitants au Luxembourg
    OU
    le nombre de morts du paludisme en 2013

    Le manque d’informations joue un rôle primordial dans la propagation d’une maladie. Les populations ne savent pas le plus souvent comment une maladie se transmet et comment la prévenir, quels sont les symptômes et que faire lorsqu’une personne est malade. La propagation du choléra par exemple est favorisée par une hygiène précaire. Si les personnes ne sont pas informées sur l’importance de bonnes pratiques d’hygiène, que la maladie se transmet par l’eau ou les aliments contaminés, ou par contact direct avec les surfaces contaminées, alors l’épidémie se propagera. La prévention du paludisme repose dans une large mesure sur la distribution de moustiquaires imprégnées d’insecticide. Mais la distribution seule ne suffit pas. Les moustiquaires doivent être utilisées correctement dans la durée, et non remisées au placard dès que la perception du risque diminue ou être déchirées au contact des lits en bois par négligence.
    Photo © Isabel Corthier

    1,7 milliard
    de cas de diarrhée dans le monde. 760.000 enfants en meurent chaque année : elle est la deuxième cause de mortalité infantile.
  • 2 millions
    le nombre de visiteurs lors d’une édition de la Schueberfouer
    OU
    l’estimation du nombre de femmes vivant avec une fistule obstétricale en Asie et en Afrique subsaharienne alors qu’elles pourraient être soignées facilement. (La fistule est une communication anormale entre le vagin et la vessie, qui peut se produire après l’accouchement, et qui entraîne une perte involontaire d’urine).

    Des barrières culturelles peuvent annuler les efforts déployés pour améliorer la prise en charge des patients. Les réticences des populations sont souvent dues à l’incapacité des institutions médicales à s’adapter à leurs besoins et aux spécificités locales et culturelles. Dans certaines sociétés, toute la gamme des malheurs peut être attribuée aux forces surnaturelles, à une punition divine ou à la malveillance d'une sorcière ou d’un magicien. Il n'est pas possible de comprendre vraiment la façon dont les gens réagissent à la maladie, à la mort ou à tout autre malheur sans comprendre le type de culture qui les a façonnés et dans laquelle ils ont grandi. Au cours de l’épidémie d’Ebola, la méconnaissance de la maladie, la peur et le déni ont empêché beaucoup de malades de se rendre dans les centres de traitement. D’où l’importance de comprendre le « prisme » par lequel ils perçoivent et interprètent le monde.
    Photo © Isabel Corthier

    61%
    des pays ont déclaré en 2012 disposer de lois contre la discrimination qui protègent les personnes vivant avec le VIH/sida.
  • 72%
    le pourcentage de Luxembourgeois propriétaires de leur maison
    OU
    celui des structures sanitaires endommagées en République centrafricaine

    Beaucoup de pays en développement font face à un manque d’infrastructures sanitaires et celles qui existent manquent de cohérence et d’efficacité. Les services y sont fragmentés, sous-financés et ne répondent pas de façon efficiente aux besoins de la population. (L’accent est mis de façon disproportionnée sur des offres étroites telles que des soins curatifs spécialisés au détriment de soins préventifs de base.) Ce problème est encore plus accentué dans les pays qui sont frappés par un conflit ou une catastrophe naturelle, lesquels provoquent la destruction complète ou partielle d’infrastructures sanitaires jusque-là opérationnelles.
    Photo © Nacho Hernandez

    375
    Infrastructures sanitaires opérationnelles ont été partiellement ou complètement détruites dans douze différentes zones de conflits (entre 2012 et 2014).
  • 11.000
    le nombre de participants à un marathon au Luxembourg
    OU
    le nombre de personnes décédées suite à l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest

    Il existe des maladies pour lesquelles aucun médicament n’est connu à l’heure actuelle, rendant tout traitement curatif ou préventif des patients impossible. C’est le cas par exemple du virus Ebola qui sévit en Afrique de l’Ouest depuis 2013. D’autre part, parce qu’elles touchent les populations les plus marginalisées, certaines maladies, dites maladies négligées (comme la maladie du sommeil ou l’ulcère de Buruli) sont délaissées par la recherche. Or, elles sont très meurtrières.
    Photo © Nacho Hernandez

    1 milliard
    C’est le nombre de personnes atteintes d’une ou plusieurs maladies tropicales dites négligées, soit un individu sur 7 dans le monde. Ces maladies touchent plus couramment les personnes vivant avec moins de 2 dollars par jour.

EN SAVOIR PLUS

La brochure intitulée : « l’accès aux soins est un droit fondamental pour tous » développe l’ensemble des obstacles esquissés dans ce mini-site. Consultez cette brochure pour avoir plus d’informations.

La brochure intitulée : « l’accès aux soins, une lutte quotidienne pour les victimes de crises humanitaires », est destinée aux enfants. Elle montre de façon ludique et pédagogique les différents obstacles et solutions.

En 2013, l’OMS publiait un rapport intitulé : « la recherche pour la couverture sanitaire universelle ». Il insiste sur l’importance de la recherche locale pour mettre au point un système de couverture sanitaire universelle adapté à la situation de chaque pays. Le fossé entre savoir et action se comble trop lentement. Pour améliorer l’accès aux soins de manière concrète, il est crucial de comprendre comment il est possible de mettre à la disposition des personnes les services de santé dont elles ont besoin sans que le coût de ces services ne les expose à des difficultés financières.

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Le jeu Urgence vous met dans la peau d’un acteur humanitaire qui doit, en un temps record, apporter une assistance aux personnes privées d’accès aux soins lors de crises humanitaires.

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